Communication perverse et harcèlement moral : quand le bilan de compétences devient un levier de reconstruction

Personne levant la main en signe de refus ou de protection face à une situation de harcèlement moral au travail

La communication perverse est au cœur du harcèlement moral, car elle sert à déstabiliser, culpabiliser et isoler la personne tout en rendant la violence difficile à prouver. Pour Adhoc, cabinet de bilan de compétences à Lille, l’enjeu est de permettre au salarié de mettre des mots sur ces mécanismes pour mieux se protéger et se reconstruire.

Comprendre le harcèlement moral au travail

Le harcèlement moral au travail se caractérise par des agissements répétés (gestes, paroles, attitudes) qui dégradent les conditions de travail, portent atteinte à la dignité et à la santé de la personne.

On parle de communication perverse lorsque la parole est utilisée non pour échanger mais pour manipuler, dominer ou déstabiliser l’autre tout en conservant une image “irréprochable” aux yeux de l’entourage. C’est ce décalage entre la violence vécue et l’apparente normalité externe qui rend la situation si difficile à nommer et à faire reconnaître.

Les principaux mécanismes de la communication perverse

La communication perverse s’appuie sur plusieurs procédés récurrents dans le harcèlement moral au travail. Les repérer en bilan de compétences aide le salarié à sortir du doute (“c’est peut‑être moi le problème”) et à reprendre un pouvoir de compréhension.

Messages paradoxaux et double contrainte

L’un des ressorts typiques est la double contrainte : demander une chose et reprocher ensuite de l’avoir faite (par exemple : « sois autonome » puis reprocher toute initiative). Cette posture place le salarié dans une impasse permanente : quelle que soit sa réponse, il a tort, ce qui alimente la culpabilité et l’épuisement psychique.

Flou, non‑dit et changement permanent des règles

La communication perverse joue aussi sur le flou : consignes orales jamais confirmées, objectifs changeants, règles qui se modifient sans prévenir. Ce faisant, le collaborateur perd ses repères, doute de ses propres perceptions et finit par penser qu’il “exagère” ou qu’il “ne comprend rien”.​

Dévalorisation, sarcasmes et micro‑violences répétées

Moqueries, sous‑entendus humiliants, critiques injustes ou attaques sur la personne : ces micro‑violences répétées finissent par miner profondément l’estime de soi. Isolées, elles peuvent paraître anodines ; accumulées, elles relèvent du harcèlement moral.​

Isolement et inversion des rôles

L’isolement (exclusion de réunions, rétention d’information, mise à l’écart du collectif) renforce la dépendance au harceleur tout en coupant la victime de ressources et de soutien en interne. Souvent cet isolement s’accompagne d’une inversion des rôles : le harceleur fait passer la victime pour fragile ou « difficile ». Ce qui renforce l’auto-culpabilisation de la personne ciblée et rend la démarche de plainte plus complexe.​

Les conséquences de la communication perverse sur le parcours professionnel

La communication perverse a des effets multiples : perte de confiance, anxiété, troubles du sommeil, somatisations, voire burnout ou arrêt de travail prolongé. Sur le plan professionnel, cela peut se traduire par un blocage de carrière, une démission contrainte ou une rupture de contrat dans un climat de grande souffrance.​

Au‑delà de l’épisode lui‑même, beaucoup de personnes se demandent ensuite si elles pourront “revivre ça” ailleurs, ou si elles sont vraiment compétentes. C’est précisément à ce moment‑là qu’un bilan de compétences peut offrir un cadre rassurant pour remettre de la clarté et redonner une place juste à ce qui s’est passé.​

En quoi le bilan de compétences peut aider ?

Le bilan de compétences permet de revenir sur les faits, les messages reçus, les changements de comportement observés dans l’équipe ou la hiérarchie. Cette mise en mots qui permet de distinguer ce qui relève de la personne et de qui relève du système ou du harceleur et aide à sortir du doute et de la culpabilité.

Grâce à l’accompagnement du bilan de compétences, la personne identifie ses ressources et ses limites. Le travail d’analyse des compétences, des réussites passées et des valeurs professionnelles permet de renouer avec une image plus juste de soi : on ne réduit plus son identité professionnelle à l’épisode de harcèlement et on réapprend à voir ses forces, ses appuis, ses besoins de sécurité et de reconnaissance au travail.

En offrant un espace neutre pour réfléchir à l’environnement de travail souhaité (style de management, culture d’équipe, degré d’autonomie, cadre éthique), le bilan de compétences permet de reconstruire un projet professionnel réaliste et protecteur.

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Si vous vous reconnaissez dans ces situations, le bilan de compétences peut devenir un vrai levier pour comprendre ce qui s’est joué, renforcer votre confiance et construire un projet plus serein et respectueux de vos limites.

Chez ADHOC, nous vous accueillons en toute confidentialité pour faire le point sur votre situation, votre parcours et vos besoins. Ce premier échange gratuit et sans engagement vous permettra de vérifier si la démarche de bilan de compétences vous convient et de poser toutes vos questions pratiques. 

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